Je suis née à Montréal, mais c’est en Normandie que j’ai grandi. Riche d’un parcours scolaire exigeant et diversifié, j’ai tout d’abord suivi des études de médecine puis de droit. Je me suis toujours intéressée à de multiples formes d’expression artistique (peinture, architecture, design…). Néanmoins, c’est à travers la photographie argentique noir et blanc, que je pratiquais à l’École Supérieure d’Art et Médias de Caen, que j’ai pu m’épanouir véritablement et intégrer l’École des Gobelins. J’ai également pris plaisir à m’engager au sein de la Société des Nageurs Sauveteurs en Mer.
Il me semble important de se poser la question du regard sur les choses, de la distance par rapport aux espaces, aux autres ou à soi-même, de ce que l’on exprime ou souhaiterait raconter. La photographie est comme une empreinte du réel. Je me questionne sur la nature du portrait, de la nature morte, de la photographie d’architecture, de la couleur en photographie, du temps, du souvenir et de l’identité.
La dimension de mon travail pourrait être tout simplement ethnologique et documentaire, au sens où je catalogue les histoires au fil du temps. En cadrant avec précision, j’isole des rébus qui sont des tranches de vie. C’est un travail sur la mémoire, sur le temps, sur la remontée aux origines, sur l’importance des enracinements. Une manière de regarder comme bouleversantes, et parfois incompréhensibles, les histoires des autres, mêlée du sentiment de proximité et de partage. Je m’inspire de la frontalité de Walker Evans et d’Eugène Atget pour mes documentaires.

















